extraits bijoux :
9.4.09
La classe américaine de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette, samedi 11 avril à 20h à Beaubourg
2.3.09
Un homme qui dort de Bernard Queysanne
Un film très intéressant, une expérience multisensorielle, physique, du texte de Georges Perec. On en sort désorienté, déphasé, dérivé.
Qui n'a pas rêvé de faire ce qu'il fait ou fait ce qu'il fait par bribes, éprouver ces longues périodes d'immobilité (pendant les études).
La scène finale :
Un double panoramique du haut de la rue piat (parc de belleville) en 1974, il y avait à la place les taudis et le terrain vague. La boulangerie était déjà là, les tours de la rue des couronnes aussi et on distingue au loin l'église de la rue ménilmontant et l'immeuble du floréal.
Qui n'a pas rêvé de faire ce qu'il fait ou fait ce qu'il fait par bribes, éprouver ces longues périodes d'immobilité (pendant les études).
La scène finale :
Un double panoramique du haut de la rue piat (parc de belleville) en 1974, il y avait à la place les taudis et le terrain vague. La boulangerie était déjà là, les tours de la rue des couronnes aussi et on distingue au loin l'église de la rue ménilmontant et l'immeuble du floréal.
13.12.08
Moog seal sounds (la musique des phoques de Weddell)
J'ai pu voir le dernier film de Werner Herzog, Encounters at the End of World, le récit de différentes rencontres en Antarctique, aux abords de la ville de Mc Murdo.
Grâce à lui, j'ai rencontré les phoques de Weddell, une race vivant seulement en Antarctique. Regardez-moi cette splendeur.

Les animaux de la banquise m'ont toujours fasciné et particulièrement leurs cris : il y a quelques années, le cri de l'éléphant de mer m'avait coupé en deux, un bruit répugnant et électrisant, à la fois emprunt d'animalité comme le cri d'un monstre des cavernes et proche du gémissement humain.
Les phoques en général font des sons plutôt idiots à l'air libre. Par contre, le phoque de Weddell quand il est sous l'eau, émet les sons les plus extraordinaires, dignes d'un moog...
Voici les phoques dans le film d'Herzog :
Quelques sons de phoques trouvés sur le web avec quelques morceaux d'ambient pour une petite expérimentation musicale...
Grâce à lui, j'ai rencontré les phoques de Weddell, une race vivant seulement en Antarctique. Regardez-moi cette splendeur.

Les animaux de la banquise m'ont toujours fasciné et particulièrement leurs cris : il y a quelques années, le cri de l'éléphant de mer m'avait coupé en deux, un bruit répugnant et électrisant, à la fois emprunt d'animalité comme le cri d'un monstre des cavernes et proche du gémissement humain.
Les phoques en général font des sons plutôt idiots à l'air libre. Par contre, le phoque de Weddell quand il est sous l'eau, émet les sons les plus extraordinaires, dignes d'un moog...
Voici les phoques dans le film d'Herzog :
Quelques sons de phoques trouvés sur le web avec quelques morceaux d'ambient pour une petite expérimentation musicale...
Le film est à voir : La rétrospective Werner Herzog vient de démarrer au Centre Pompidou, il faut en profiter.
6.12.08
Pigeon Funk, Musique Risquée018

Pub bien méritée pour The Largest Bird In The History Of The Planet...Ever! de Pigeon Funk, le cd Risquée018, une espèce de tuerie complètement décalée. J'ai particulièrement déliré pour l'instant sur le Blues of Raymond.
Musique risquée : le myspace et le site
Un label de musique électronique déjantée fondé par Akufen, Deadbeat, Stephen Beaupré et Vincent Lemieux où se produisent beaucoup de mecs que j'apprécie comme Guillaume et les Coutu Dumonts, Atom TM, Akufen, Ernesto Ferreyra, etc.
Les graphismes sont hallucinants, les concepts des albums très drôles et intelligents.
C'est un peu ce qui se fait de mieux en minimal.
Pigeon Funk, The Largest Bird In The History Of The Planet...Ever! les films :
ça c'est l'épisode 1
(il y a 6 épisodes, voir sur la page pigeonfunk sur youtube)
18.11.08
zéro de conduite
Zéro de conduite de Jean Vigo, un de mes films préférés, intégralement en streaming.
c'est beau.
merci the web.
c'est beau.
merci the web.
14.11.08
Panorama des galeries nov. 2008
Une petite critique des galeries que j'ai pu voir ces derniers jours.

Steve McQueen, Current (1999).
À la New Galerie de France, jusqu'au 20 déc. : Éloge de l'ombre qui comme le nom l'indique propose une exploration de l'ombre portée dans l'art. L'exposition est un peu institutionnelle, un parcours du cubisme à aujourd'hui à travers vingt cinq oeuvres bien dessiné sans dépasser. C'est un bon devoir, qui vaut le détour pour certaines pièces magnifiques de Kara Walker, Claudio Parmiggiani, Hans-Peter Feldmann, Douglas Gordon, Marcel Brothaers et Felix Gonzales-Torres, mais qui ne fait pas pétiller la tête.
54 rue de la Verrerie, 75004.
L'exposition de Steve McQueen chez Marian Goodman doit encore durer jusqu'à la fin du mois. C'est magnifique. La découverte des fascinantes matières de la projection super 8, des images fixes dans lesquelles on se perd étrangement, où le phénomène optique de l'image en mouvement devient un ressenti.
79 rue du Temple, 75003.
Chez Alain Gutharc, Poco Loco de Guillaume Pilet donne faim. Sur un fond de papier peint tie-dye, il présente des tableaux d'étoiles et des sculptures assez drôles, organiques mais décalées, des bêtes modelés ou des sortes de crottes brancusiennes. C'est vraiment étonnant. Jusqu'au 29 nov.
7 rue Saint Claude, 75003.
La nouvelle exposition de Tobias Rehberger chez Hussenot est une surprise car, et oui, l'ancien assistant de Kippenberger a arrêté de faire des meubles qui ne servent à rien et de blablater le constructivisme pour faire des lampes! C'était un peu problématique sur le moment (en me disant : si j'avais de l'argent, je rêverai d'avoir ça chez moi) mais en sortant j'ai eu l'impression d'avoir vu une maquette de galaxies. Il a entouré les néons et les ampoules de scratchs et de plastiques multicolores, formant des sortes d'amas sphériques lumineux et des cristaux brillants. Jusqu'au 18 nov.
5 bis rue des Haudriettes, 75003.
Albert Oehlen chez Nathalie Obadia m'a particulièrement déçu. Plus le temps passe plus sa peinture, à force de chercher à se renouveler, perd sa saveur. Il présente des collages géants avec zones "painterly", le tout fait grossièrement sous-Polke/sous-Jasper Johns, c'est pas très class. Il a une longue histoire avec la peinture expressionniste depuis la fin des années 70, c'est compliqué peut-être... mais sur le plan formel, ça tient pas la route. Jusqu'au 2 janv.
3 rue du Cloître St Merri, 75004.
A la galerie Emmanuel Perrotin, c'est très Miami, palmiers, string et cocaïne : on s'attendrait à voir débarquer Mariah Carey au vernissage. Pharrel Williams expose (sans commentaires) des chaises et Mr propose un film sur des ados japonaises. C'est très "m'as-tu vu" comme exposition mais la vidéo de Mr. est intéressante, car elle mélange le sitcom manga au film expérimental.
Bharti Kher (impasse car incompréhension) côté rue de turenne.
76 rue de Turenne, 75003.
En réponse à l'article de Gaël Charbau dans Particules, il faut se remettre à juger, même si l'on risque :
- de se tromper
- de s'afficher
- de se faire des ennemis

Steve McQueen, Current (1999).
À la New Galerie de France, jusqu'au 20 déc. : Éloge de l'ombre qui comme le nom l'indique propose une exploration de l'ombre portée dans l'art. L'exposition est un peu institutionnelle, un parcours du cubisme à aujourd'hui à travers vingt cinq oeuvres bien dessiné sans dépasser. C'est un bon devoir, qui vaut le détour pour certaines pièces magnifiques de Kara Walker, Claudio Parmiggiani, Hans-Peter Feldmann, Douglas Gordon, Marcel Brothaers et Felix Gonzales-Torres, mais qui ne fait pas pétiller la tête.
54 rue de la Verrerie, 75004.
L'exposition de Steve McQueen chez Marian Goodman doit encore durer jusqu'à la fin du mois. C'est magnifique. La découverte des fascinantes matières de la projection super 8, des images fixes dans lesquelles on se perd étrangement, où le phénomène optique de l'image en mouvement devient un ressenti.
79 rue du Temple, 75003.
Chez Alain Gutharc, Poco Loco de Guillaume Pilet donne faim. Sur un fond de papier peint tie-dye, il présente des tableaux d'étoiles et des sculptures assez drôles, organiques mais décalées, des bêtes modelés ou des sortes de crottes brancusiennes. C'est vraiment étonnant. Jusqu'au 29 nov.
7 rue Saint Claude, 75003.
La nouvelle exposition de Tobias Rehberger chez Hussenot est une surprise car, et oui, l'ancien assistant de Kippenberger a arrêté de faire des meubles qui ne servent à rien et de blablater le constructivisme pour faire des lampes! C'était un peu problématique sur le moment (en me disant : si j'avais de l'argent, je rêverai d'avoir ça chez moi) mais en sortant j'ai eu l'impression d'avoir vu une maquette de galaxies. Il a entouré les néons et les ampoules de scratchs et de plastiques multicolores, formant des sortes d'amas sphériques lumineux et des cristaux brillants. Jusqu'au 18 nov.
5 bis rue des Haudriettes, 75003.
Albert Oehlen chez Nathalie Obadia m'a particulièrement déçu. Plus le temps passe plus sa peinture, à force de chercher à se renouveler, perd sa saveur. Il présente des collages géants avec zones "painterly", le tout fait grossièrement sous-Polke/sous-Jasper Johns, c'est pas très class. Il a une longue histoire avec la peinture expressionniste depuis la fin des années 70, c'est compliqué peut-être... mais sur le plan formel, ça tient pas la route. Jusqu'au 2 janv.
3 rue du Cloître St Merri, 75004.
A la galerie Emmanuel Perrotin, c'est très Miami, palmiers, string et cocaïne : on s'attendrait à voir débarquer Mariah Carey au vernissage. Pharrel Williams expose (sans commentaires) des chaises et Mr propose un film sur des ados japonaises. C'est très "m'as-tu vu" comme exposition mais la vidéo de Mr. est intéressante, car elle mélange le sitcom manga au film expérimental.
Bharti Kher (impasse car incompréhension) côté rue de turenne.
76 rue de Turenne, 75003.
En réponse à l'article de Gaël Charbau dans Particules, il faut se remettre à juger, même si l'on risque :
- de se tromper
- de s'afficher
- de se faire des ennemis
4.11.08
playlist reggae
Si vous désirez adhérer au Comité contre les roots (CCR), rendez-vous prochainement sur facebook.
30.10.08
I love candies, but my passion is collecting art
"I love candies, but my passion is collecting art" par Jenny Marketou : extraits d'interviews d'enfants collectionneurs, Taylor Houghton et Shammiel Fleischer-Amoros.
http://www.videoartworld.com/beta/video_323.html
http://www.videoartworld.com/beta/video_324.html
pourquoi me font-ils peur?
http://www.videoartworld.com/beta/video_323.html
http://www.videoartworld.com/beta/video_324.html
pourquoi me font-ils peur?
13.10.08
Art & Language chez Thaddeus Ropac, derniers jours!
L'exposition d'Art & Language se termine le 16 octobre alors profitez des derniers jours, elle vaut vraiment le détour.

Le titre "Brouillages/Blurrings" est remarquable. il peut paraître banal, proche de "la constance du visible" (héhé) mais il est très complexe... il me donne mal à la tête : deux phénomènes où la réception des messages est perturbée : flou=optique et brouillage=physique, mais ils ont tous les deux un sens figuré qui les rend interchangeables.
Ces travaux sur papier partent du cortex frontal... Ils semblent dévoiler des règles inconnues gouvernant les images et les mots. Un dictionnaire est codifié par des schémas dessinés sur des pages de textes où se dévoilent une récurrence de chiffres, correspondant à des mots, traversant l'ouvrage. Le catalogue de mots révèle une logique, un sens, tel un manuscrit d'alchimiste enfin déchiffré. C'est à la fois extrêmement sérieux et en même temps complètement loufoque.
Des collages de textes recouverts de lignes de couleurs énigmatiques, motifs vernaculaires naïfs ou dessins au stylo quand on s'ennuie au téléphone, qui, quand on s'éloigne, vous disent "hello". Le "bush" (la touffe) de l'Origine du Monde de Courbet, décliné en études comparatives.
Des pages, des feuilles, des meubles remplies d'équations de mots, de chiffres, de lignes, tous les matériaux de l'inventeur et le résultat, la solution : John Wayne, le dico, "bonjour"... Le décalage est amusant et permet aussi de bousculer notre "structuralisme d'Etat".
Je trouve que le travail d'Art & Language est la manière la plus poétique de faire de l'art sémiologique ou de l'art des concepts. Il donne un bon coup de fouet à tous ces artistes qui pense que toute l'oeuvre tient dans l'idée. Leur créativité se révèle dans la procédure même de démonstration de leurs concepts. Quelle partie de plaisir que d'observer leur laboratoire du langage.

Le titre "Brouillages/Blurrings" est remarquable. il peut paraître banal, proche de "la constance du visible" (héhé) mais il est très complexe... il me donne mal à la tête : deux phénomènes où la réception des messages est perturbée : flou=optique et brouillage=physique, mais ils ont tous les deux un sens figuré qui les rend interchangeables.
Ces travaux sur papier partent du cortex frontal... Ils semblent dévoiler des règles inconnues gouvernant les images et les mots. Un dictionnaire est codifié par des schémas dessinés sur des pages de textes où se dévoilent une récurrence de chiffres, correspondant à des mots, traversant l'ouvrage. Le catalogue de mots révèle une logique, un sens, tel un manuscrit d'alchimiste enfin déchiffré. C'est à la fois extrêmement sérieux et en même temps complètement loufoque.
Des collages de textes recouverts de lignes de couleurs énigmatiques, motifs vernaculaires naïfs ou dessins au stylo quand on s'ennuie au téléphone, qui, quand on s'éloigne, vous disent "hello". Le "bush" (la touffe) de l'Origine du Monde de Courbet, décliné en études comparatives.
Des pages, des feuilles, des meubles remplies d'équations de mots, de chiffres, de lignes, tous les matériaux de l'inventeur et le résultat, la solution : John Wayne, le dico, "bonjour"... Le décalage est amusant et permet aussi de bousculer notre "structuralisme d'Etat".
Je trouve que le travail d'Art & Language est la manière la plus poétique de faire de l'art sémiologique ou de l'art des concepts. Il donne un bon coup de fouet à tous ces artistes qui pense que toute l'oeuvre tient dans l'idée. Leur créativité se révèle dans la procédure même de démonstration de leurs concepts. Quelle partie de plaisir que d'observer leur laboratoire du langage.
1.10.08
Inscription à :
Messages (Atom)